Fiscalité des voitures de société : le grand changement à partir du 01.01.2026
La fiscalité des voitures de société en Belgique va profondément évoluer dans les prochaines années. À partir du 1er janvier 2026, les règles de déductibilité fiscale seront durcies afin d’encourager les entreprises et les indépendants à se tourner vers des solutions de mobilité zéro émission. Concrètement, les véhicules thermiques perdront progressivement – puis totalement – leur avantage fiscal. Voici ce qu’il faut comprendre pour anticiper ces changements et faire les bons choix.
FISCALITÉ
Josephe Unval
12/27/20252 min read
Pourquoi cette réforme ?
Les voitures de société représentent une part importante du parc automobile belge. En adaptant leur fiscalité, le législateur souhaite réduire les émissions de CO₂ et accélérer la transition vers des véhicules zéro émission.
La fiscalité devient ainsi un levier de transformation, en rendant les véhicules polluants de moins en moins attractifs d’un point de vue financier.
Fin de la déductibilité des voitures thermiques dès 2026
À partir de 2026, les voitures essence et diesel nouvellement commandées ou prises en leasing ne seront plus fiscalement déductibles.
Cela signifie que tous les frais liés à ces véhicules (achat ou leasing, carburant, entretien, assurances, etc.) ne pourront plus être déduits fiscalement par l’entreprise ou l’indépendant.
Cette règle s’applique aussi bien aux sociétés qu’aux indépendants, sauf exceptions spécifiques (notamment pour certains véhicules utilitaires).
Les véhicules électriques restent favorisés… mais pas indéfiniment
Les véhicules 100 % électriques conservent un avantage fiscal important, mais celui-ci va évoluer dans le temps.
Les véhicules électriques acquis ou loués en 2026 resteront déductibles à 100 %.
À partir de 2027, ce taux de déductibilité diminuera progressivement chaque année.
Autrement dit, plus l’achat ou le leasing d’un véhicule électrique est réalisé tôt, plus l’avantage fiscal est élevé et durable.
Qu’en est-il des véhicules commandés avant 2026 ?
Les véhicules thermiques commandés avant le 1er janvier 2026 bénéficient encore d’un régime transitoire.
Dans ce cas, la déductibilité ne disparaît pas immédiatement, mais diminue progressivement jusqu’à être totalement supprimée quelques années plus tard. La date du bon de commande ou du contrat de leasing est donc déterminante.
Cela offre une certaine souplesse, mais confirme clairement la direction prise par le législateur.
Et les hybrides et utilitaires ?
Hybrides rechargeables : leur traitement fiscal dépendra de plusieurs paramètres (émissions, statut juridique, période transitoire). Leur attractivité fiscale est appelée à diminuer.
Véhicules utilitaires légers : ils conservent un régime fiscal spécifique et ne sont pas directement concernés par l’exclusion totale prévue pour les voitures de société classiques.
Ce que cela signifie concrètement pour votre entreprise
Cette réforme impose une réflexion stratégique sur la politique de mobilité :
Anticiper les investissements avant 2026 peut permettre de sécuriser un meilleur régime fiscal.
Le passage à l’électrique devient non seulement un choix écologique, mais aussi économiquement rationnel.
La planification à long terme est essentielle, car le taux de déductibilité applicable dépend de l’année d’acquisition du véhicule.
En conclusion
La fiscalité des voitures de société entre dans une nouvelle ère. Dès 2026, les véhicules thermiques perdront tout avantage fiscal, tandis que les véhicules électriques resteront la norme de référence, avec une déductibilité toutefois dégressive dans le temps.
Anticiper dès aujourd’hui, c’est éviter les mauvaises surprises demain et optimiser ses choix de mobilité dans un cadre fiscal en pleine mutation.
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